
La cinquième édition de nos rencontres
La cinquième édition de nos rencontres s’est tenue à Marseille en octobre2024. Il est d’usage que les cinq premiers jours du rassemblement prennent laforme d’un festival « OFF », c’est à dire, non publique. Cette année, il arassemblé plus de 150 personnes du monde entier, avec lesquelles nousavions noué des relations au fil des ans, ou que nous rencontrions pour lapremière fois. Comme toujours, le temps était compté et le programme serré !Nous avons examiné les différentes propositions et les prochaines échéancespour la mise sur pied du réseau. Les ateliers et discussions ont couvert unlarge spectre thématique, tels que la structure du réseau et les conditionsd’adhésion, la création d’un fonds d’entraide, le renforcement de l’entraideinternationale et la mise en place de canaux médiatiques multilingues.
Lors de cette édition, l’urgence de la situation en Palestine, au Liban et au Soudan fut au coeur des discussions. Nous avons parlé plus généralement du régime de guerre mondial qui nous affecte partout, de l’Ukraine à la Nouvelle- Calédonie. Nous avons également pu en apprendre davantage sur l’actualité des luttes féministes en Amérique du Sud, en Iran et au Sénégal, et avons organisé un atelier sur les tactiques de protestation en Asie du Sud-Est, animé par des camarades de Taïwan.
Le festival OFF a aussi entériné la création de groupes de travail régionaux. L’un pour la Palestine, le Liban et le Soudan afin de renforcer notre capacité de solidarité entre ces pays ; l’autre pour l’Asie du Sud afin de déterminer les moyens d’y accroître notre portée et notre impact. Des discussions sont en cours pour créer un groupe de travail sur la Syrie, compte tenu de la chute du régime et des liens historiques étroits du réseau avec la révolution syrienne.
Dans la foulée du OFF s’est tenu un festival public sur deux jours. Plus de 1500 personnes y ont participé, venues de toute la France et d’ailleurs. Nousavons organisé des discussions sur la construction d’organisations politiquesen exil, de Kampala à Berlin ; les impérialismes et les luttes de libération, duKurdistan à la Géorgie ; le repositionnement des luttes queer face auxmenaces d’instrumentalisation, d’Abya Yala à l’Afrique, et la résistance auxfascismes résurgents.
Le rassemblement nous a permis de faire des rencontres et de découvrir lesluttes locales à Marseille. Tout au long du week-end, plusieurs cantines ontservi de délicieux repas et des concerts et des DJ sets ont rythmé la nuit dusamedi. Le dernier soir, à la fin d’une semaine épuisante mais exaltante, noussommes réuni⋅es pour une émouvante cérémonie de célébration et decommémoration. Nous avons chanté des chansons contestataires de nospays et lu des poèmes en différentes langues. Nous avons rendu hommage ànos camarades tombé⋅es au combat et qui ne sont plus là physiquement,mais qui restent avec nous en esprit.